L'HISTORIQUE
CONTEXTE
Le
3 septembre 1939, l'Allemagne refusant de stopper l'invasion de la Pologne commencée
le 1er, la France et la Grande-Bretagne lui déclarèrent la guerre. Pour
la seconde fois en une génération, les Alliés combattaient l'Allemagne.
Mais la combattaient-ils vraiment ? Les Français avaient mobilisé, mais
sans lancer d'offensive digne de ce nom contre les faibles forces gardant la frontière
ouest de l'Allemagne. Les Britanniques avaient mobilisé, mais les forces envoyées
de l'autre côté de la Manche étaient bien maigres en regard de
celles qui avaient suivi ce chemin en 1914. Pendant ce temps, la Wehrmacht, ayant écrasé rapidement
des Polonais, revint garnir la ligne du Rhin tandis que les Alliés, installés
derrière la ligne Maginot, attendaient que le temps et l'arrivée du matériel
américain leur permettent de surpasser leur adversaire. Sept mois s'écoulèrent,
connus sous le nom de « Drôle de guerre ».
L'Etat-major allemand prévoyait d'attaquer au printemps 1940, selon une réédition
du plan Schlieffen de 1914 : percée en Belgique et le long de la mer, puis enveloppement
par l'ouest de Paris. Hitler voulait que l'attaque soit lancée dès que
possible, mais l'automne et l'hiver furent si terribles (pluies diluviennes puis froid
glacial) que le Fûhrer ne put que ronger son frein. Durant l'hiver, un avion
de liaison allemand s'écrasa à Mechelen, en Belgique, et les Alliés
prirent connaissance des plans allemands (dont ils se doutaient déjà)
: ils renforcèrent leur aile gauche pour affronter l'assaut nazi en Belgique.
Les Allemands cependant, à la suite de longs débats, modifièrent
tout leur dispositif pour adopter le plan d'un officier d'Etat-major nommé Erich
Von Manstein. Ce nouveau plan prévoyait une percée de blindés à travers
les Ardennes, le passage de la Mense à Sedan, et un crochet vers le nord pour
encercler les armées alliées attirées en Belgique par une feinte.
LA BATAILLE
La partie nord de l'offensive, contre la Hollande et la Belgique, progresse rapidement
grâce, en partie, à l'emploi de troupes aéroportées, notamment
au fort d'Eben-Emael. Deux PzD prennent Maastricht. La Hollande submergée
capitule au bout de 5 jours et les troupes allemandes atteignent Bruxelles le
17 mai et Anvers le 18, tandis que le Luxembourg est conquis sans combat. Le commandement
français croit alors avoir affaire à la répétition des
plans du premier conflit mondial. Il fait avancer son aile gauche au secours de ses
nouveaux alliés, engageant les meilleures et les plus mobiles des divisions
franco-britanniques en Belgique. Imaginant les Ardennes et la Meuse infranchissables à un
groupement motorisé, ce secteur avait été laissé aux mains
de troupes pour la plupart médiocres, des réservistes mal entraînés.
Mais les Panzerdivisions du général von Kleist créent une surprise
stratégique, en attaquant dans le dos de ces unités. Après avoir
traversé le Luxembourg et les Ardennes belges, elles attaquent le front français
sur la Meuse, près de Sedan, tenue par des unités de
série B, souvent incomplètement équipées. Le 13 mai, les
fantassins allemands, sous le couvert d'un bombardement aérien intensif, réussissent à enfoncer
le dispositif défensif de la 55ème division d'infanterie de la IIe armée.
Le haut commandement allemand, s'attendant à une contre-attaque française
qu'il considère inévitable, tente à maintes reprises de ralentir
la progression vers l'ouest au travers du dispositif français. Mais les commandants
des panzerdivisions désobéissent et poussent toujours plus à l'ouest.
Ils atteignent la mer le 20 mai. Le haut commandement allemand vit alors des journées
d'angoisse à l'idée d'une vaste contre-offensive stratégique sur
les flancs de la percée, pensant tomber dans un piège. L'armée
belge capitule le 28 mai. Le 31 les Allemands réduisent la poche de Lille.
Le commandement français est abasourdi par la rapidité manœuvrière
de l'armée allemande et reste sans solution devant les progrès quotidiens
de l'ennemi. Les unités françaises restantes sont envoyées en
ordre dispersé, dans des contre-attaques locales sans réel plan d'ensemble,
du fait de la nature extrêmement mouvante de la situation. Les forces de l'aile
gauche française et le corps expéditionnaire britannique sont alors enfermées
dans une poche autour de Dunkerque et contraintes au rembarquement.
L'ARMISTICE
Le 6 juin, l'offensive reprend alors vers le sud avec une supériorité numérique écrasante
et malgré une résistance héroïque de certaines unités
françaises, l'avance allemande est très rapide. Le 14 juin, les blindés
atteignent Paris. L'offensive allemande, lancée le 10 mai 1940,
s'acheve ainsi le 22 juin par la capitulation française et l'armistice signé à Rethondes,
dans la forêt de Compiègne.
Source Wikipédia - Intro de Frank Stora
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